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II est important de suivre l'évolution des chirurgies disponibles pour garantir au patient une information complète et un choix fondé sur le maximum d'efficacité avec un minimum de risques.
Un site expert en chirurgie réfractive gagne en qualité lorsqu'il peut offrir la pratique de toutes les techniques et ainsi s'ajuster à l'âge, à l'amétropie et aux besoins du candidat à l'opération.
Les chirurgies cornéennes et intra-oculaires s'avèrent souvent complémentaires et permettent, par leur combinaison, de parfaire le résultat visuel final. |
Pour les chirurgies cornéennes,Le laser excimer, par sa précision et son innocuité, y figure, depuis une décennie, au premier rang.
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Son principe repose sur la photoablation, c'est-à-dire l'obtention d'un modelage tissulaire sous l'effet du rayonnement émis dans les ultraviolets lointains par un dimère associant deux gaz rares (argon et fluorine), conduit en état d'excitation sous l'effet d'un courant électrique à haut voltage.

Vidéo Excimer -
traitement et point focus
Actuellement le laser excimer est principalement utilisé au cours d’une procédure par Lasik.
 
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* Laser Excimer – LASIK (voir aussi : EN PRATIQUE- Le Lasik)
1- Méthode du Lasik

Cette technique est basée également sur l'utilisation du laser excimer qui, au lieu d'être appliqué en surface, l'est sous un volet cornéen préalablement réalisé dans le même temps opératoire par un microkératome (schématiquement un rabot microscopique).

Vidéo Lasik - Etapes
Les microkératomes de dernière génération permettent des découpes de volets fins (90 µm) avec une grande fiabilité et une grande reproductibilité.

Vidéo Microkératome
Il faut mentionner l'apparition du laser femto-seconde, capable de réaliser des découpes intratissulaires et ainsi, par exemple, de remplacer un microkératome pour la fabrication d'un volet de lasik.
Le niveau de sécurité et de précision reste cependant identique.
Selon l'objectif à atteindre, le profil d'ablation peut prendre la forme d'un aplanissement central sphérique pour le traitement d'une myopie, d'une tranchée circulaire périphérique inductrice d'un bombement central indirect pour la correction d'une hypermétropie, ou celui d'une ellipse orientée selon l'axe du cylindre d'un astigmatisme à éliminer; cette ablation torique pouvant se combiner avec une des précédentes. Les lasers les plus performants sont capables de réaliser en une seule séquence un traitement en deux cylindres croisés en cas d'astigmatisme mixte.
Le centrage et la focalisation du laser doivent être rigoureux afin d'éviter décentrement, imprécision réfractive et astigmatisme induit. Le centrage est garanti par le système d’eye tracker.
La photoablation peut être guidée par aberrométrie, ambitionnant de corriger les aberrations d'ordre faible (sphérocylindriques) et d'ordre élevé (liées à la qualité de la vision). Ses indications admises sont les amétropies faibles, mais les progrès des lasers autorisent son application aux erreurs réfractives modérées en cas de contre-indications des autres chirurgies.
2- Avantages du LASIK
Le lasik permet de contourner les obstacles de la photo-kératectomie réfractive (PKR), par la remise en place du capot cornéen qui réadhère spontanément au stroma sans nécessité de suture, ce qui permet d'éliminer la douleur en évitant l'ulcère, et d'assurer une meilleure correction réfractive avec une réhabilitation plus rapide. Ses indications initiales furent donc celles des amétropies (myopie, hypermétropie, astigmatisme) modéréeset fortes, avec une possibilité de geste bilatéral (selon la maîtrise de l'opérateur et à la condition d'un changement de matériel entre les deux yeux) et également celle d'une personnalisation grâce à un guidage par aberrométrie. Dans le cas du traitement de surface, il est possible, lorsqu'une amétropie persiste, de proposer un retraitement sous forme le plus souvent d'un soulèvement du capot suivi de la photoablation complémentaire. La consolidation cicatricielle et réfractive étant obtenue entre le 3e et le 6e mois, cette retouche peut être envisagée dès ce délai postopératoire écoulé. À ce jour, le lasik est la plus plébiscitée des chirurgies réfractives.
3- Risques du LASIK
Toutefois, cette opération ajoute aux risques du laser excimer ceux inhérents à la découpe du capot qui doit être régulière dans sa taille, son épaisseur et ses berges, afin de garantir la pratique d'une photoablation incluse dans l'aire de découpe. Par ailleurs, la création d'une interface sous le volet peut exposer à un déplacement ou à la survenue de plis de ce dernier lorsqu'il s'est mal repositionné après l'étape de photoablation, ou encore à la prolifération de cellules épithéliales ayant migré de la surface pour envahir l'interface et compromettre la clarté cornéenne et donc la vision. Enfin, il est fondamental de n'intervenir que sur des cornées régulières et de ne pas lui imposer une ablation trop profonde, qui entraînerait un affinement trop important de la cornée avec perturbation de sa biomécanique et menace d'apparition progressive d'une ectasie secondaire (en d'autres termes un kératocône induit).
Cette dernière complication a fait naître une grande prudence dans les indications du lasik et a fait reculer sa limite supérieure à - 10 D avec une tendance à la réalisation de capots fins. En parallèle, et en raison d'une amélioration des systèmes de délivrance laser, ainsi que des microkératomes et de l'expérience grandissante des chirurgiens, la limite inférieure du lasik fut avancée aux petites amétropies.
4- Indications du LASIK
a- Correction des amétropies
- myopie : de –0,5 à –9 dioptries (et jusqu’à 12 dioptries dans certains cas)
- astigmatisme : de 0,5 à 6 dioptries
- hypermétropie : de + 1 à +6 dioptries
b-Correction partielle de la presbytie
- La « bascule »
le principe de la bascule consiste à donner à l’œil directeur une bonne vision de loin ; et à l’œil dominé une bonne vision de près . Le patient aura donc l’œil directeur emmétrope et l’œil dominé myope
- la multifocalité
Très récemment, le champ d'action du lasik s'est étendu à la correction de la presbytie, baptisé le presbylasik, réalisant une cornée multifocale. En fait, il existe divers profils d'ablation et les machines performantes sont capables de produire de façon automatisée et customisée, par aberrométrie, des ablations multifocales et asphériques. Logiquement, le presbylasik s'adresse aux patients presbytes, plus volontiers atteints d'une petite amétropie associée (hypermétropie de préférence) et surtout ayant un cristallin clair. |
Laser Excimer – Epi-Kératectomie (Epi-K)
Le souci de prévention de l'ectasie secondaire au lasik, associé à celui de conserver les avantages de cette technique, a conduit à l'élaboration de la procédure Epi-K.
Celle-ci consiste en la création d'un volet épithélial obtenu par séparation automatique de l’épithélium du stroma par utilisation d’un microkératome.Cette pellicule épithéliale n'est pas remise en place. Une lentille pansement est placée pendant environ 4 jours pour assurer le confort postopératoire.
Cette technique proche de la PKR donne, cependant, moins de douleur post opératoire. Le risque de haze est également diminué.
Par ailleurs, l’Epi-K se trouve maintenant mis en concurrence avec les nouveaux microkératomes réalisant des capots fins (80 à 100 microns au lieu des 160 microns conventionnels)
L'indication actuelle de l’Epi-K concerne les contre-indications au lasik (cornée trop fine, amétropie modérée chez un candidat ayant une profession à risque traumatique ou soumise à une réglementation ne reconnaissant pas encore le lasik, conformation orbitaire ne permettant pas l'installation d'un microkératome...). |
* Laser Excimer – Photo-Kératectomie Réfractive (PKR)
En application clinique à partir des années 1990, le laser excimer fut initialement exclusivement proposé en traitement de surface, appliqué, sans contact, sur le stroma cornéen préalablement débridé mécaniquement de l’épithélium (en raison d'une hydrophylie et donc de propriétés photoablatives différentes du stroma).
Cette méthode fut dès son apparition très séduisante du fait de sa facilité et de son innocuité.
Ses risques significatifs sont : un haze (apparition d'un voile) traduisant une opacification du stroma cornéen habituellement transitoire et sans conséquence sur la vision (véritable cicatrice et complication s'il persiste au-delà d'un an et induit une diminution de l'acuité visuelle) ; une régression qui correspond à une perte de l'effet réfractif initial obtenu. La régression se différencie de la sous-correction qui se traduit par une insuffisance de la chirurgie immédiatement mesurée en postopératoire immédiat. La régression va souvent de pair avec un haze dense, tous deux pouvant être modulés par une corticothérapie topique. Il est certain que depuis l'apparition du mode de délivrance en balayage du faisceau laser, de l'utilisation de profils d'ablation avec zone de transition, haze et régression sont devenus exceptionnels. Quoi qu'il en soit un retraitement par un nouvel excimer de surface est possible en toute sécurité, ne plaçant pas la retouche au rang des complications.
En revanche, il faut noter que l'évolution habituelle après réalisation d'une photoablation de surface se caractérise en premier lieu par 2 jours, en moyenne, de douleurs oculaires à type de présence de corps étranger durant la période de repousse de l’épithélium comblant l'ulcère, suivi d'une phase de surcorrection (hypermétropie pour les erreurs myopiques, et myopie pour l’amétropie hypermétropique), qui disparaît en moyenne en 2 semaines. Les résultats optimaux sont atteints aux alentours de 1 mois et la stabilité garantie avant 1 an.
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Les kératotomies radiaires en rayons de roue pour corriger la myopie, ainsi que arciformes ou transverses pour le traitement de l'astigmatisme, tendent à devenir obsolètes depuis l'avènement de la photoablation. |
Thermokératoplastie laser
Cette technique n'est qu'anecdotique en France en raison de la fréquence de la régression de l'effet réfractif |
Segments intrastromaux
Cette technique (création d'un tunnel stromal aux 2 tiers de l'épaisseur de la cornée périphérique dans lequel sont glissés deux hémi-anneaux de polyméthyl-métacrylate [PMMA]) ne permet pas la correction de l'astigmatisme ; elle est, en pratique, réservée au traitement du kératocône débutant avec implantation de deux segments, dont l'orientation et les épaisseurs identiques ou non se font selon l'importance et la localisation du cône. L'effet biomécanique supposé est celui d'un aplanissement et d'un recentrage du kératocône, autorisant un retour aux lunettes ou aux lentilles, voire permettant une amélioration spontanée.
La diffusion de cette technique au kératocône étendu à l’ectasie secondaire se trouvera facilitée par l'arrivée du laser femtoseconde qui permet de façon spectaculaire la réalisation du canal intrastromal.
Autre chirurgie additive cornéenne, les inlays intracornéens correspondent à des lenticules réfractives (faites d'un matériau très hydrophile en hydrogel) glissés sous un volet cornéen dans le but de corriger une hypermétropie ou une presbytie (recourant alors à une lenticule multifocale). Là aussi, le laser femtoseconde devrait permettre de remplacer le volet lasik par la simple fabrication d'un tunnel garantissant le positionnement exact, aisé et stable de l'implant stromal. Cette technique ne connaît, pour le moment, qu'une timide approche, en raison de problèmes initiaux de maîtrise de sa manipulation, de prédictibilité de la correction et de cicatrisation mal contrôlées. |
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