Les avantages du LASIK

Le LASIK permet de contourner les obstacles de la photo-kératectomie réfractive (PKR), par la remise en place du capot cornéen qui réadhère sponta­nément au stroma sans nécessité de suture, ce qui permet d'éliminer la douleur en évitant l'ulcère, et d'assurer une meilleure correction réfractive avec une réhabilitation plus rapide. Ses indications initiales furent donc celles des amétropies (myopie, hypermétropie, astigmatisme) modérées et fortes, avec une possibilité de geste bila­téral. Dans le cas du traitement de surface, il est possible, lorsqu'une amétropie persiste, de proposer un retraitement sous forme le plus souvent d'un soulèvement du capot suivi de la photoablation complémentaire. La consolidation cicatricielle et réfractive étant obtenue entre le 3e et le 6e mois, cette retouche peut être envisagée dès ce délai post-opératoire écoulé. À ce jour, le LASIK est la plus plébiscitée des chirurgies réfractives.

Les risques du LASIK

Il est fondamental de n'intervenir que sur des cor­nées régulières d’où l’importance du bilan pré-opératoire. Il ne faut pas lui imposer une ablation trop profonde, ce qui entraînerait un affinement trop important de la cornée avec perturbation de sa biomécanique et menace d'apparition progressive d'une ectasie secondaire.

Cette dernière complication a fait naître une grande prudence dans les indications du LASIK et a fait reculer sa limite supérieure à - 10 D avec une tendance à la réalisation de capots fins. En parallèle, et en raison d'une amélioration des systèmes de délivrance laser, ainsi que des microkératomes et de l'expérience grandissante des chirurgiens, la limite inférieure du LASIK fut avancée aux petites amétropies.

Les effets secondaires possibles :

  • Sécheresse oculaire
  • Eblouissements
  • Fluctuation de l'acuité visuelle
  • Gêne en conduite nocturne (essentiellement chez le myope fort)

Ces différents signes sont réduits par l’utilisation des collyres prescrits. Ils s’estompent progressivement dans les 3 mois suivant le LASIK.

Les risques possibles :

Comme toutes les interventions chirurgicales, les risques ne sont pas nuls. Malgré la très grande fiabilité, ils restent cependant très faibles et rares.
Lors de l'intervention, une anomalie de la découpe lamellaire pourra reporter l'intervention à quelques semaines, pour des raisons de sécurité.

Après l'intervention, on peut être confronté à :

  • une infection cornéenne possible comme toute chirurgie mais extrêmement rare
  • un déplacement ou à des plis du volet cornéen le lendemain de l’intervention
  • une prolifération de cellules épithéliales ayant migré de la surface pour envahir l'interface et compromettre la clarté cornéenne et donc la vision
  • un résultat insuffisant qui pourra faire l'objet d'une retouche au laser, uniquement à partir de 3 mois (si la réfraction est stabilisée)

Ces différentes complications sont extrêmement rares et gérées par votre chirurgien.

 

Les consignes