Le laser Excimer est aussi utilisé au cours de deux autres procédures :

Epi-Kératectomie (Epi-K)

 

Epi Lasik 

Le souci de prévention de l'ectasie secondaire au LASIK, associé à celui de conserver les avantages de cette technique, a conduit à l'élaboration de la procédure Epi-K.

Celle-ci consiste en la création d'un volet épithélial obtenu par séparation automatique de l’épithélium du stroma par utilisation d’un microkératome. Cette pellicule épithéliale n'est pas remise en place. Une lentille pansement est placée pendant environ 4 jours pour assurer le confort post-opératoire.
Cette technique proche de la PKR donne, cependant, moins de douleur post opératoire. Le risque de haze (apparition d’un voile) est également diminué.

L'indication actuelle de l’Epi-K concerne les contre-indi­cations au LASIK (cornée trop fine, amétropie modérée chez un candidat ayant une profession à risque traumatique ou soumise à une réglementation ne reconnaissant pas encore le LASIK.

Photo-Kératectomie Réfractive (PKR)

 

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En application clinique à partir des années 1990, le laser Excimer fut initialement exclusivement proposé en traitement de surface, appliqué, sans contact, sur le stroma cornéen préalablement débridé mécaniquement de l’épithélium (en raison d'une hydrophylie et donc de propriétés photoablatives différentes du stroma).

Cette méthode fut, dès son apparition, très séduisante du fait de sa facilité et de son innocuité.
Ses risques significatifs sont : un haze (apparition d'un voile) traduisant une opacification du stroma cornéen habituellement transitoire et sans conséquence sur la vision (véritable cicatrice et complication s'il persiste au-delà d'un an et induit une diminution de l'acuité visuelle) ; une régression qui correspond à une perte de l'effet réfractif initial obtenu. La régression se différencie de la sous-correction qui se traduit par une insuffisance de la chirurgie immédiatement mesurée en post-opératoire immédiat. La régression va souvent de pair avec un haze dense, tous deux pouvant être modulés par une corticothérapie topique. Il est certain que depuis l'apparition du mode de délivrance en balayage du faisceau laser, de l'utilisation de profils d'ablation avec zone de transition, haze et régression sont devenus exceptionnels. Quoi qu'il en soit un retraitement par un nouvel Excimer de surface est possible en toute sécurité, ne plaçant pas la retouche au rang des complications.

En revanche, il faut noter que l'évolution habituelle après réalisation d'une photoablation de surface se caractérise en premier lieu par 2 jours, en moyenne, de douleurs oculaires à type de présence de corps étranger durant la période de repousse de l’épithélium comblant l'ulcère, suivie d'une phase de surcorrection (hypermétropie pour les erreurs myopiques, et myopie pour l’amétropie hypermétropique), qui disparaît en moyenne en 2 semaines. Les résultats optimaux sont atteints aux alentours de 1 mois et la stabilité garantie avant 1 an.

 

Techniques LASIK Les consignes